Découverte de plantes
extraordinaires
et aromathérapie
- 13/04/2026
- Nature
- Unis pour la Terre
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Départ
Le 7 avril 2026, à 8H30 environ, j’arrive à la carrière Simon par le portique côté Schoeneck. Il fait bien frais ce matin avec une température de 9°C, mais le ciel est bleu sans nuages. Il est annoncé une belle journée ensoleillée. J’ai donc laissé ma veste dans la voiture.
En descendant la pente menant au site, une fraîcheur agréable m’envahit. Je vois les mésanges bleues et charbonnières se poursuivre dans les ramures, un rouge-gorge aussi.
J’observe rapidement les arbres de la carrière. Les merisiers fleurissent et dégagent le doux parfum de leurs fleurs. Les petites feuilles naissantes des bouleaux s’ajoutent à leurs chatons pour leur donner un aspect verdoyant.
Aromathérapie
Le peuplier baumier, quant à lui, a déjà des feuilles bien développées. Tout en suivant le parcours aménagé, je m’approche d’un spécimen (photo 1). En même temps, un délicieux parfum embaumant l’air alentour pénètre mes narines. Il est dégagé par les bourgeons et les jeunes feuilles du peuplier (photo 2). C’est un ravissement des sens, une aromathérapie ! Partout, les baumiers sont présents et embaument l’air avec leurs feuilles. La carrière est parfumée. Quelle belle expérience sensorielle, inédite pour moi. Depuis le belvédère, j’observe le plan d’eau exposé au soleil (photo 3). J’entends les cris des foulques et le chant nuptial des grèbes castagneux, formé de trilles aigus et mélodieux. L’expérience sensorielle continue..
Un prunier remarquable
Il est presque 10h, lorsque j’arrive face à un prunier en fleur. Ses fleurs très parfumées sont disposées en petits bouquets. Il s’agit d’un cerisier sauvage de nos régions, appelé bois de Sainte-Lucie ou prunier mahaleb (photo 4). Ce sera ma plus belle découverte botanique du jour.
Les arbres du coteau boisé bordant la carrière projettent leur ombre fraîche sur le chemin (photo 5). Toutefois, je sais bien qu’en m’approchant du plan d’eau, j’accéderai à la lumière et à plus de chaleur.
Les ailes de la Carrière
Un couple de pigeon ramier passe et repasse en vol, sans bruit. Le pouillot véloce, moins discret, se fait bien entendre : tsip tsap tsip tsap.
Bientôt, une nouvelle bouffée d’air parfumé arrive à moi. Encore un peuplier baumier au bord du chemin..
J’arrive au niveau du pupitre dédié à l’avifaune. Un papillon paon de jour y chauffe ses magnifiques ailes, en un point ensoleillé.
J’observe de nombreux robiniers encore dénués de feuilles, portant leurs nombreux fruits bruns en forme de gousses.
D’un coup, j’entends les cris d’alerte de plusieurs pic épeiche. Se disputent-ils un territoire en cette période nuptiale ? Lors d’une course-poursuite, ils franchissent le chemin en vol. Je presse mes pas, car il n’est pas impossible que ce soit ma présence qui les perturbe.
Le troglodyte se met alors à chanter, une fauvette à tête noire mâle passe sous mon regard.
Vous avez dit plante médicinale ?
Tout le long du chemin, sur le bas-côté, le tussilage est omniprésent (photo 6). Certes, la plante médicinale célébrissime ne fleurit plus. Ses infrutescences, en forme de têtes rondes à la couleur blanc sale, restent toutefois décoratives et font même penser à des pompons (photo 7).
Avis aux gens qui ont la toux, la pharmacie est ouverte à la Carrière Simon !
D’autres plantes fleurissent également au bord du chemin. L’arabette de thalius, une plante très importante pour la recherche biologique et génétique, y est très fréquente. C’est la première plante qui a eu son génome séquencé en entier. La saxifrage tridactyle, aux feuilles en forme de doigts, présente ses petites fleurs blanches immaculées (photo 8).
Le lac (en devenir)
Ça y est, je suis au fond du canyon, au bord du plan d’eau. Il s’est encore étendu depuis ma dernière visite (photo 9). Certaines fleurs, tels les asters, se retrouvent les pieds dans l’eau et sont condamnés malheureusement à dépérir (photo 10).
Un spectacle s’offre alors à moi, un magnifique ballet de canards, flottant à la surface de l’eau. A côté des foulques, se montrent trois couples de fuligules morillon, dont les mâles font les fiers, avec leur beau plumage contrasté et leur huppe noire retombante sur la tête (photo 11) !
Tout cela sous les cris râpeux des foulques et le chant mélodieux des grèbes castagneux. J’observe aux jumelles, sans voir ces derniers, sûrement cachés dans la végétation de la berge. Quel havre de paix ici.
Je photographie le futur lac. Mais l’heure tourne ; il est presque 11H et je voulais rentrer pour midi..
Mes sens éblouis
Au retour, sous mes pas bien plus rapides, j’entends les chants de la grive musicienne et du pic cendré résonnant dans le coteau boisé (photo 12). Puis j’observe le papillon aurore - le vol nerveux des mâles alternant avec celui des femelles - et aussi le papillon hachette. Un faucon crécerelle s’est posé en haut d’un arbre puis s’envole à nouveau.
Je m’enivre encore du parfum des peupliers. Les rayons du soleil radieux illuminent le chemin à présent. Quelle belle journée !
Remerciements
Merci d’avance à ceux qui sauront préserver cette carrière et toutes les formes de vie qu’elle abrite.
Et merci à Thomas Delpech et à Anthony Oddo de m’avoir fait connaître ce merveilleux site.
Accès au plan d'eau
Il est interdit au public, sauf lors de certaines visites guidées.
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